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Quel contraste
entre l'heureuse visite que les anges ont rendue à Abraham sur l'heure de
midi et leur pénible mission à Sodome le soir du même jour ! Et quelles
réticences pour accepter l'invitation de Lot, si empressée soit-elle (v.
2) ! Comment auraient-ils communion avec ce croyant dans une position fausse
? Ils n'entrent chez lui que pour le protéger et le délivrer. D'ailleurs
Lot lui-même n'a jamais été à l'aise dans cette ville dépravée. Nous ne
l'aurions pas su si le Nouveau Testament ne nous l'avait pas révélé. Mais
Dieu qui connaît les cœurs tient à nous dire que Lot était un juste et que,
loin de prendre son parti du mal, il était de jour en jour « accablé par
la conduite débauchée de ces hommes pervers » (2 Pier. 2. 7 et 8). Perversité
que les hommes de Sodome n'ont pas honte d'étaler au cours de cette nuit
dramatique (comp. Es. 3. 9). En sorte que l'Eternel qui avait dit « sinon
- si ce n'est pas vrai - je le saurai » (ch. 18. 21), n'a plus besoin d'autre
preuve puisque ces hommes témoignent contre eux-mêmes. Lot n'est pas pris
au sérieux même par ses gendres. Quand un croyant a, pendant un temps, marché
avec le monde, il n'a plus aucune autorité ensuite pour lui parler de jugement.
On ne l'écoute pas. |
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