Guinée Equatoriale


 
Il y beaucoup de besoins et le tra­vail est lent et subit plusieurs revers.
Un frère qui a été baptisé il y a une année seulement est tombé dans le péché. Il a pris une femme incrédule dans sa maison pour l’avoir comme épouse mais ils ne sont pas mariés. Il a été averti auparavant et suivait la bonne direction, mais il a été entraîné dans cette faiblesse.
Un autre frère qui était malade de­puis un certain temps et en qui les frères de l’assemblée de Bata avaient perdu confiance, est revenu en confessant sa faute et en demandant pardon.
 
L’envoi de livres et de bibles que nous attendions est arrivé de sorte que nous avons un nouvel approvi­sionnement de bibles et une bonne sélection de nouveaux ouvrages. L’autre librairie biblique en ville a été fermée depuis quelques mois, ce qui amène plusieurs personnes dans notre magasin et de nouveaux bons contacts.
 
Six jeunes gens ont professé être sauvés à la réunion d’évangélisation, il y environ deux mois. Ils sont venus à la réunion plusieurs fois mais ne viennent plus maintenant. On va faire son possible pour maintenir le contact avec eux et pour les encou­rager et les aider.
 
Un frère a eu de grandes difficul­tés dans son couple. Il a été séparé de sa femme pour quelque temps et a malheureusement développé une relation avec une autre personne du­rant l’année passée. Il était un frère utile dans le passé mais maintenant l’orgueil l’a aveuglé quant à son pro­pre état de péché.
Un frère âgé persévère avec foi dans ses visites aux petits rassemble­ments de la forêt vierge, malgré qu’il ait une grande faiblesse.
Nous sommes reconnaissants de la présence régulière de ceux qui viennent chaque samedi soir aux réu­nions d’évangélisation dans le local à Bata. Leur nombre dépasse géné­ralement les 50 personnes. Il est en­courageant de se tenir devant le lo­cal pour y inviter les passants. Même s’ils n’entrent pas, la plupart accep­tent un traité.
 
Un frère dévoué est toujours convaincu qu’il doit quitter son travail régulier pour consacrer tout son temps au service dans la librairie ainsi qu’à son travail hebdomadaire de radio et ses nom­breuses activités dans le rassem­blement local. Il attend le moment adéquat pour donner son congé.
Un récent cambriolage d’une banque de la ville de Bata a fait ra­dicalement changer les mesures de sécurité mais nous remercions le Seigneur de ce que j’aie pu obtenir les visas d’entrée et de sortie pour la prochaine visite sans difficultés.
C’est pourquoi veuillez continuer à prier pour cette petite partie de l’oeuvre du Seigneur. 
 


Sainte Lucie (Antilles)


 
Vous serez heureux de savoir que je sens que le moment est arrivé pour moi de re­prendre le travail que le Seigneur m’avait confié dans la bibliothèque il y a quelques années et j’en suis très heu­reuse. Mes anciens clients en sont très contents, et moi aussi ! Les amis en Allemagne qui me connaissent sont heureux aussi. Ils m’ont envoyé 1400 ca­lendriers « La Bonne Semence » en anglais et nous en avons déjà distribué beau­coup ; certains ont été achetés. Les amis au Canada ont envoyé 1200 calendriers « The Lord is near ». Bien des personnes viennent en chercher pour en distribuer autour d’eux. Mon mari en donne aussi beaucoup dans les écoles où il va et fait des visites, spé­cialement aux enseignants qui sont tou­jours heureux d’en recevoir, de les lire et d’en donner autour d’eux. Comme vous m’avez demandé si je désirais davantage d’aide, je dis : « Oui ! » C’est le Seigneur qui seul peut bénir tout ce travail. Comme je ne reçois plus de livres et de littérature de la source habituelle, je se­rais très reconnaissante si vous pouviez me fournir encore des fonds pour aug­menter mon stock. Ce qui complique tout maintenant, c’est que les frais de port ont beaucoup augmenté. Nous réalisons bien que seul, le Seigneur, peut bénir no­tre simple participation à ce travail.
 
Bénédiction du Seigneur
Cette année nous sentons que le Seigneur veut nous bénir dans notre tra­vail pour Lui. L’année dernière nous avons eu quatre baptêmes et deux de ces croyants ont pris leur place à la Table du Seigneur. Les deux autres sem­blent avoir à lutter dans leur marche.
Mon mari continue son travail pour le Seigneur. Il se réjouit chaque jour de parler de Lui aux enfants et à tous ceux vers qui le Seigneur l’envoie : il saisit l’occasion de servir selon que le Seigneur, lui-même, choisit et décide. Il a des problèmes de santé, de même que moi. Comme vous le savez, il y a des hauts et des bas comme dans chaque assemblée, mais nous voyons aussi la main du Seigneur avec nous, en bénédiction lente mais sûre.
 
Etude biblique hebdomadaire sur la famille
Plusieurs dans le rassemblement, qui recherchent une base de famille chré­tienne, ont demandé une étude bi­blique sur la famille. Mon mari et moi avons ouvert notre maison pour cela, chaque jeudi à 19h30 : c’est une soi­rée libre. Priez que Dieu bénisse cet exercice.



Pérou


 
Enfants réunis chaque semaine pour entendre parler du Seigneur
On ne peut passer à Lima sans s’arrêter chez nos soeurs Luz et Fanny. Cette maman et sa fille ac­cueillent tous les samedis les enfants de leur quartier pour leur parler du Seigneur Jésus. C’est beau de les voir dévaler tout joyeux les pentes rocail­leuses entre les constructions pré­caires d’une population qui a fui la mi­sère des campagnes.
Nous avons participé à cette ren­contre avec une bonne vingtaine d’en­fants de tout âge, dans une atmo­sphère que nos deux soeurs savent rendre chaleureuse. On récite les ver­sets appris dans la semaine ; on chante aussi beaucoup de cantiques, surtout ceux du recueil de l’assemblée. Certains enfants assistent régulière­ment à cette rencontre hebdomadaire depuis plusieurs années. Quelques adolescentes ont été obligées par leurs parents de suivre le catéchisme en vue de leur première communion.
Cette heure coïncidait justement avec la rencontre biblique et elles ont dû se soumettre à leurs parents. Cependant, sitôt cette période terminée, tout heu­reuses, elles se sont empressées de retrouver leur chère « école du sa­medi ».
Le gouvernement tente quelques ef­forts pour équiper divers quartiers en eau, en électricité et en canalisations. Dans ce cadre d’amélioration de l’ha­bitat, nos deux soeurs ont reçu égale­ment la proposition de couvrir à un prix avantageux la partie de leur maison sans toiture où elles accueillent les en­fants.
 
A part des visites dans des foyers, des réunions spéciales ont eu lieu dans les deux rassemblements de Lima et dans des familles.
 
Travail de littérature
On se souvient du tremblement de terre du 15 août 2007 qui avait dévasté la région côtière au sud de Lima. En septembre, quelques frères de Lima se sont rendus dans un quartier de la ville de Pisco et ont distribué un solde de calendriers ainsi qu’un peu d’aide ma­térielle. Quelques personnes se sont empressées de lire le feuillet du 15 août. Le texte de ce jour parlait de la protection que le Seigneur accorde par le moyen des anges. Bien appro­prié à leur situation, ce message a été en encouragement à plusieurs.
 
Je me suis aussi rendu à l’impri­merie avec laquelle nous travaillons depuis quatorze ans. Pour 2008, 36 500 calendriers, de très bonne qualité, y ont été imprimés. Pendant ce temps, un autre frère était à l’association des traducteurs de la Bible pour essayer de trouver des nou­veaux testaments en huambisa à l’in­tention de quelques croyants indiens qui se réunissent avec les frères agua­runas. Il ne restait malheureusement que trois exemplaires dans les archives de cette association.
 
Quatre journées d’étude de la Parole
Une jeunesse nombreuse accom­pagnée de frères et de soeurs de di­vers rassemblements s’était réunie à Chiclayo pour assister aux quatre journées d’étude de la Parole. Sans compter ceux des assemblées de l’endroit, il y avait environ 135 partici­pants venus de la côte (Lima, Trujillo, Sullana) ; des Andes (San Luis de la Lucma, San José, Cutervo, Chota) ; de l’Amazonie (Bagua, El Muyo, El Porvenir, Nueva York, Moyabamba, Yurimaguas, Iquitos et de la région des Aguarunas).
 
La vie de Timothée et les exhor­tations que l’apôtre lui adresse ont été en encouragement pour chacun de nous. « Combattre, garder la foi, re­jeter, s’exercer soi-même à la piété, s’attacher à la lecture, fuir, poursuivre, demeurer, être sobre en toutes choses... », que d’expressions où l’on sent les soins et le coeur de l’apô­tre pour nous engager à faire les choix qui plaisent au Seigneur et qui L’honorent.
Nous avions fait imprimer à Lima une petite brochure et fait des pho­tocopies d’extraits intéressants qui permettront à ceux qui le désirent d’approfondir encore le sujet.
Ces journées passées ensemble à l’écoute de la Parole dans une at­mosphère paisible et heureuse sont bienfaisantes pour fortifier la foi des uns et des autres dont la vie quoti­dienne est souvent difficile.
Les frères qui portent des respon­sabilités apprécient aussi de se re­trouver pour partager leurs exer­cices, leurs besoins ou leurs préoc­cupations, de s’encourager et se conseiller mutuellement. Des contacts sont pris pour de futures visites dans leurs régions respectives si éloi­gnées les unes des autres.
C’est aussi pour nous l’occasion de voir si la manière de répartir les ca­lendriers et autres publications fonc­tionne bien, ce qui n’est pas toujours le cas pour les assemblées de l’Amazonie.

 

Chili



Si le but de notre passage au Chili était de s’occuper de toute la question du calendrier et de la littérature bi­blique, ce court séjour nous a permis de visiter les trois rassemblements du centre du pays lors des réunions heb­domadaires (Santia go, Quillota et Valparaiso). Il est toujours heureux de retrouver les visages connus, comme aussi d’en rencontrer de nouveaux, preuve que le travail du Seigneur se poursuit dans les coeurs. Nous regret­tons de n’avoir pu visiter, à cause de la distance, l’assemblée à Chillân où l’on rompt le pain depuis l’an passé.
Le calendrier La Buena Semilla est donc imprimé à Valparaiso et un frère et son épouse s’occupent, à côté de leur petite industrie de con­fiserie, de la diffusion au Chili (12 000 exemplaires pour cette an­née 2008).
Toute la gestion de ce travail né­cessite un suivi régulier, par télé­phone, par mails et par des dépla­cements. En Bolivie, où la situation politique n’est pas très stable, les communications sont souvent per­turbées. Cependant les coeurs sont réceptifs et beaucoup d’efforts sont faits pour répondre aux grands be­soins de ce pays.
C’est au dépôt du local à Crâmer que se préparent tous les envois destinés à l’Argentine : calendriers, livres, publications mensuelles. C’est aussi là que l’on peut venir pour se procurer de la littérature.
La part toujours plus importante que nos frères et soeurs prennent dans ce service nous permet ainsi de poursuivre le travail directement sur place et nous en sommes vraiment reconnaissants.
Nous savons que le Seigneur connaît les siens et le travail qu’ils ac­complissent pour Lui. C’est Lui qui peut bénir et faire produire des fruits pour l’éternité



Chine



Agé de 84 ans, notre frère n’a rien perdu de sa joie intérieure, ni de son zèle brûlant pour servir le Seigneur en profitant de toutes les portes qui lui sont ouvertes. Pour cela, la voiture qu’il a pu acquérir avec l’aide pro­venant d’Allemagne lui est très précieuse. Il a encore une fois ex­primé chaleureusement sa recon­naissance envers tous les frères et soeurs qui ont contribué par leurs dons à cette acquisition.
 
En ce qui concerne sa santé, il nous informe que son médecin a beaucoup insisté pour qu’il su­bisse une opération à l’estomac, ce qu’il a refusé. Par conséquent, il demande à tous les amis et à tous les frères et soeurs de prier que le Seigneur lui renouvelle les forces et la santé pour continuer son tra­vail. Bien que notre frère soit actif dans diverses provinces de Chine, il s’est particulièrement occupé ces derniers temps de la Mongolie ­Intérieure (située au nord-est). Dans cette province de la République populaire de Chine, il y a plus de Mongols que dans la République de Mongolie toute proche, bien que la population chi­noise reste dominante grâce à une forte immigration.
La politique de l’Etat envers les croyants est différente dans chaque province. En Mongolie Intérieure, le gouvernement com­muniste prétend que, aucun mis­sionnaire n’ayant auparavant oeu­vré dans cette région, la nécessité pour les chrétiens de disposer de lieux de rassemblement n’a pas lieu d’être. La foi chrétienne serait tout simplement illégale, ce qui suscite beaucoup de difficultés pour les croyants. Par ailleurs, le peuple mongol est tout particuliè­rement lié par l’occultisme, la ma­gie noire et l’adoration des es­prits ; seule la lumière de l’Evangile est à même de les libérer de ces forces démoniaques. Nous pou­vons être d’autant plus reconnais­sants envers le Seigneur quand il accomplit dans sa toute puissance un travail de grâce dans leurs coeurs.
 
Pressions politiques et économiques sur les chrétiens
L’approche des Jeux Olympi­ques d’août 2008 a conduit au renforcement des mesures de sé­curité qui touchent de près ou de loin tous les domaines de la vie quotidienne. Une pression plus ou moins forte selon les régions est exercée sur les croyants, afin qu’ils déclarent les réunions tenues dans les maisons et les assemblées, qui ne font pas partie de l’église offi­cielle. Comme auparavant, plu­sieurs frères sont emprisonnés à cause de leur fidélité au Seigneur. D’autres sont constamment ob­servés et suivis, ce qui restreint beaucoup leurs activités.
 
Un frère venant de la zone fron­talière proche de la Corée du Nord, nous a rapporté qu’une cer­taine ouverture économique pou­vait certes être constatée dans cette région, mais que le contrôle des groupes chrétiens reconnus y était encore plus sévère qu’aupa­ravant.
 
Beaucoup de croyants ont ex­primé leur souhait de pouvoir bé­néficier d’un enseignement biblique et de soutien spirituel par de la bonne littérature.
 
L’essor économique rapide de la Chine est un grand danger, en particulier dans les villes, pour les jeunes frères et soeurs doués qui sont exposés, non seulement à avoir leurs pensées occupées des choses matérielles, mais aussi à accepter des compromis en ce qui concerne une vie de renonce­ment et l’indépendance vis-à-vis du contrôle de l’Etat. Dans les cam­pagnes, la pauvreté est restée aussi extrême qu’auparavant.
 
Désir de répandre I’Evangile
De nombreux frères et soeurs chinois ont manifesté de façon très émouvante leur désir de ré­pandre l’Evangile dans l’ouest de la Chine, où règne l’islam, ainsi qu’au-delà, dans le monde musul­man, au Pakistan, en Iran, et dans le monde arabe. Plusieurs mis­sionnaires de Chine s’y sont ren­dus et sont engagés personnelle­ment pour la propagation de l’Evangile. Ils sont préparés aux dif­ficultés et aux dangers qu’ils y rencontrent par l’expérience ac­quise dans leur propre pays.
 
Pour eux tous, la pensée qu’un frère a exprimé avec grande joie, est une réalité : « Nous croyons que le Seigneur Jésus revient bientôt ! »



 

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