6 Samedi
février

Là où le péché abondait, la grâce a surabondé.
Romains 5. 20
La bonté de Dieu te pousse à la repentance.
Romains 2. 4

Un pardon immérité

Le procès d'un tueur en série s'achève. Les familles des victimes s'expriment, l'une après l'autre. Chacun passe à la barre et décrit la douleur et l'amertume qui l'habitent. L'accusé garde le silence, sans manifester la moindre émotion. Enfin, une dame âgée, mère d'une des victimes, s'avance et, regardant le meurtrier dans les yeux, prononce ces mots extraordinaires : “Je vous pardonne”.

A la surprise générale, l'accusé se détourne, éclate en sanglots, et pour la première fois dit sa honte, ses remords… Le pardon n'a pas effacé l'horreur des crimes ni changé la décision du tribunal, mais il a fait couler enfin des larmes de repentir.

Ce récit illustre la puissance de la grâce de Dieu. Depuis longtemps, il aurait pu perdre patience devant les actes d'égoïsme et de méchanceté dont nous, humains, remplissons la terre. Pourtant aujourd'hui encore, Dieu offre son pardon au coupable. Mais le pardon de Dieu diffère beaucoup de celui qui est évoqué plus haut.

Pourquoi ? Le pardon d'une victime n'ôte rien à la sentence méritée qui doit être subie. Dieu est juste, mais il nous a aimés au point de donner son Fils unique pour qu'il subisse la sanction à notre place. “Le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui” (Ésaïe 53. 5). Si je crois que Jésus est mort pour moi, je suis gracié. Ne restons pas insensibles à cette immense bonté de Dieu qui nous pousse à la repentance. Confessons-lui nos fautes et la méchanceté de notre cœur, et acceptons le pardon qu'il nous offre.