25 Mercredi
mars

Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon oeil t'a vu. C'est pourquoi j'ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre.
Job 42. 5, 6
Misérable homme que je suis ! qui me délivrera… ? – Je rends grâces à Dieu par Jésus Christ.
Romains 7. 24, 25

«J'ai horreur de moi»

Qui donc peut s'exprimer ainsi ? Un homme particulièrement mauvais ? Non, un homme “parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal” (Job 1. 1). C'est Job, un des plus anciens croyants de la Bible. Pourquoi donc a-t-il horreur de lui-même ? A-t-il commis une faute grave ? Non, il a simplement compris quelque chose de la grandeur de Dieu. Alors sa conscience a été touchée, et sa façon de voir transformée.

Il en est de même pour tout homme qui reçoit la Parole de Dieu : l'Esprit Saint lui fait comprendre que le mal l'habite intimement. Ses actes mauvais ne sont que la trop fidèle image de ce mal qui est en lui. Il a besoin, non d'une réforme extérieure, mais d'un changement dans son être profond.

Je parais aimable aux autres, mais l'Esprit me fait sentir le péché en moi, comme une opposition tenace envers Dieu. Aussi je ne peux plus me reposer sur ma bonne moralité, ou sur les compliments d'autrui. Je réalise que ma vie est trop souvent marquée par l'hypocrisie, l'égoïsme, l'orgueil… Comme Job, je dois dire que j'ai horreur de moi.

Mais cette conviction ne produit pas le désespoir, car elle vient de Dieu. Lui me connaît parfaitement, mais il est amour. Voilà une lumière dans ma détresse : une lumière qui me montre la puissance de l'évangile, la valeur du pardon de Dieu. Christ est mort pour le mal que j'ai fait, mais aussi pour le mal qui est en moi. Alors, si j'ai horreur de moi, j'ai aussi joie et confiance dans le Seigneur. Je suis à lui, et il est ma vie.