5 Jeudi
février

S'ils ont péché contre toi... et que tu te sois irrité contre eux et qu'ils rentrent en eux-mêmes, et... reviennent à toi de tout leur cœur et de toute leur âme… et qu'ils te prient..., alors, écoute dans les cieux... leur prière et leur supplication et… pardonne à ton peuple.
1 Rois 8. 46-50

Après 37 ans de prison

La fin du livre des Rois nous rapporte la triste histoire du roi Jéhoïakin (610 avant Jésus Christ). Il n'a régné que trois mois, et l'Écriture dit de lui : “Il fit ce qui est mauvais aux yeux de l'Éternel”. Le roi de Babylone, Nebucadnetsar, assiège Jérusalem et déporte le roi ainsi que 10 000 captifs juifs. Jéhoïakin va passer 37 ans en prison, avant qu'un autre roi de Babylone le fasse sortir de prison, lui parle avec bonté, et l'invite quotidiennement à la table royale (2 Rois 25. 27-29). Quel destin incroyable pour ce jeune homme emprisonné à l'âge de 18 ans ! (2 Rois 24. 8).

Ce récit illustre la grâce de Dieu qui peut tout, même quand tout semble perdu. C'est une image de la grâce divine que Christ a apportée aux hommes lors de sa venue sur la terre, selon les paroles du prophète Ésaïe : “L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres ; il m'a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue ; pour renvoyer libres ceux qui sont opprimés” (Luc 4. 18).

C'est aussi un encouragement pour ceux qui sont prisonniers, au sens propre ou au sens figuré. Cette promesse de la grâce de Dieu, chacun peut la recevoir, sans mérite personnel, quels que soient son passé et la durée de son séjour derrière les barreaux de l'éloignement de Dieu. Il suffit qu'il reconnaisse sincèrement ses péchés devant Dieu. Il trouvera alors la paix et la liberté pour son âme et connaîtra la communion avec son Sauveur.