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Vendredi |
| janvier |
Mon réveil
Je n'aime pas sa sonnerie aigrelette qui me tire de mon sommeil et m'indique qu'une journée de travail m'attend. Souvent je suis tenté de couper cette sonnerie intempestive et de me rendormir. Ou bien encore, je le laisse sonner en cachant ma tête sous les couvertures pour ne pas l'entendre. Cela ne fait-il pas penser à l'attitude de beaucoup de personnes vis-à-vis de l'évangile ? Elles préfèrent rester dans leur torpeur et ferment leurs oreilles aux appels de la grâce qui les invite à la repentance.
Quelquefois aussi, lorsque mon réveil sonne, je m'accorde un quart d'heure de repos supplémentaire, comptant rattraper ensuite le temps perdu. Ainsi beaucoup remettent à plus tard la question de leur relation avec Dieu. Ils se complaisent dans un sommeil spirituel, une vie sans Dieu. Ils repoussent le moment de régler la question des péchés qui les séparent de Lui.
Ne pas se lever à la sonnerie de son réveil n'entraîne pas toujours des conséquences irréparables. Mais négliger de façon répétée les appels de Dieu qui m'invite à la repentance est tragique et engage mon avenir éternel. Les sonneries des réveils d'aujourd'hui, plus ou moins agréables, ont bien toujours la fonction de nous réveiller. L'évangile aussi. Il nous presse de recevoir la grâce de Dieu et la vie éternelle. Allons-nous l'écouter, ou nous rendormir ?
Et si Dieu permet une circonstance qui perturbe ma vie, désagréablement ? N'est-ce pas, venant de lui, un appel à me réveiller de ma torpeur ?