25 Samedi
février

Il ne nous a pas fait selon nos péchés, et ne nous a pas rendu selon nos iniquités. C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes infirmités. Autant l'orient est loin de l'occident, autant il a éloigné de nous nos transgressions.
Psaume 103. 10, 3, 12

Le paradis était aussi pour lui

Vieux baroudeur et ancien sous-officier de la Légion étrangère, Marcel finissait ses jours dans une maison de retraite de la banlieue parisienne. Il avait décoré sa petite chambre de quelques vestiges de sa grandeur passée.
Farouche ennemi de toute religion, il acceptait pourtant, sans doute pour passer le temps, la visite d'un aumônier. Celui-ci lui parlait chaque fois de l'amour de Dieu qui a donné son Fils pour le salut des hommes.
Un jour Marcel se décida à interrompre son visiteur : «Écoutez, cher Monsieur, tout ce que vous me dites est magnifique, je le reconnais, mais ce n'est, de toute façon, pas pour moi. Parce qu'il y a une chose que vous ne savez pas, c'est que j'ai du sang sur les mains». L'aumônier resta un moment silencieux. Puis il ouvrit sa Bible et lut : «L'un des malfaiteurs qui étaient crucifiés injuriait Jésus, disant : N'es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. Mais l'autre, répondant, le reprit : Et tu ne crains pas Dieu, toi, car tu es sous le même jugement ? Et pour nous, nous y sommes justement... mais celui-ci n'a rien fait de mal... Jésus lui dit : ... Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis» (Luc 23. 39-43). Alors le vieux légionnaire se dressa sur les bras de son fauteuil et s'écria : «Est-ce possible ? Le paradis est donc aussi pour moi !»
L'aumônier joignit les mains et remercia Dieu. Après quoi, Marcel ajouta un fervent amen. Jésus venait d'entrer dans sa vie, afin de le prendre un jour avec lui.