Anne et Sandra

Oh comme Anne voudrait quelquefois être comme Sandra sa camarade de classe !

Elle en est restée la bouche ouverte lorsqu'à la récréation, Sandra, entourée de plusieurs filles de la classe, a raconté comment elle a passé son samedi après-midi.

D'abord sa mère lui a donné 300 F pour s'acheter les jeans qu'elle voulait. Puis elle est entrée dans un self avec des amis pour manger un hamburger. Enfin elle est allée au cinéma pour voir le dernier film. Sandra dit tout cela avec désinvolture, comme une chose tout à fait normale, en secouant sa nouvelle coupe à la garçonne d'où émerge une mèche teinte en rose.

Quelque fois, Anne rêve de porter les mêmes jeans que Sandra, de se teindre les cheveux de la même couleur, et de sortir en ville quand cela lui chante. C'est peut-être cela vivre, pense-t-elle.

Mais ses parents chrétiens ne pensent pas ainsi. Elle ne risque pas de dire aux autres comment elle a passé son samedi. Aux premiers mots, tout le monde rirait en se moquant, et elle rougirait jusqu'à la racine de ses longs cheveux.

C'est vrai qu'elle était heureuse d'aider sa petite voisine à faire sa rédaction. Elle a fait aussi une belle promenade à bicyclette. Enfin, le soir, la lecture de famille l'a intéressée. Mais il n 'y a rien à raconter...

Anne aime pourtant le Seigneur Jésus. Elle croit en lui, comme en son sauveur personnel. Alors, elle est différente des autres.

Mais c'est souvent difficile d'être différent !

Oui Anne, c'est difficile d'être différent ! Tu voudrais tellement être comme les autres. Je voudrais juste que tu lises un seul verset qu'un prophète d'autrefois a dit à un roi :

« Il appartient à l'Eternel de te donner beaucoup plus que cela »
2 Chroniques 25. 9

Comment beaucoup plus ?
Davantage que ce qu'a Sandra ?
0ui mais chut ! c'est un secret.

SAIS-TU que tes camarades les moins "coincés", cachent souvent leur détresse intérieure sous des attitudes désinvoltes et un "look" très mode ?

SAIS-TU que ce verset, dit il y a si longtemps, s'applique parfaitement à ton cas ?

SAIS-TU qu'aujourd'hui le Seigneur Jésus est capable de remplir ton coeur au point que ce qui fait courir Sandra te paraîtra fade et creux ?


A l'armée

« Là où le péché abondait, la grâce a surabondé »
Romains 5.20

Un sergent raconte: Nous avions dans notre compagnie un simple soldat qui avait l'habitude de s'agenouiller chaque soir, au pied de son lit, pour prier. Nous lui menions la vie dure.

Un soir en rentrant, après avoir marché sous une pluie battante, nous étions fatigués et trempés. Notre seule pensée était de nous mettre au lit. Le chrétien, lui, prit le temps de se mettre à genoux, comme chaque soir.

Cela m'a rendu furieux. J'étais en train d'enlever mes chaussures. J'ai pris mon soulier couvert de boue et le lui ai lancé. Frappé à la tête, il a continué à prier. J'ai pris mon autre soulier et l'ai jeté dans sa direction. De nouveau frappé, il ne s'est pas plus dérangé que la première fois.

Le lendemain matin, à côté de mon lit, j'ai trouvé mes souliers nettoyés et cirés.

Ce geste m'a brisé le coeur et j'ai compris ce que voulait dire être chrétien.


Myriam

- Viens avec nous, nous allons prendre quelque chose au bar à côté du lycée.

- Non, répondait inlassablement Myriam, une chrétienne qui connaissait le Seigneur Jésus, je vais en étude.

Mais ses camarades insistaient jour après jour. Myriam résistait. Non, elle sentait bien que sa place n'était pas dans un lieu où se rassemblaient ses camarades les plus délurés

Mais un jour, ils réussirent à la persuader de venir.

- Viens juste un moment, puis tu retournes au lycée.

Myriam les accompagne. En arrivant dans la salle, une musique excitante, des jeunes qui boivent, qui jurent... tout la met mal à l'aise.

Soudain, dans l'esprit de Myriam, surgit une parole que son père lui a souvent répétée:

N'allez pas, mes enfants, là où vous n'aimeriez pas que le Seigneur vous trouve quand il reviendra.

Myriam quitte la salle résolument, en disant à ses camarades:

- Je vous laisse ; je ne me sens pas bien du tout ici. En sortant, elle demande à Dieu de lui donner la force d'être fidèle et de résister aux tentations.


A l'internat

Bernard sait, que ce soir, il dormira pour la première fois à l'internat de son nouveau lycée.

Il pense à sa Bible, au fond de son sac. Oui, il faudrait la sortir dès ce soir et la poser sur sa table de nuit; mais que diront ses camarades de chambre?

Faut-il vraiment la sortir ce soir ?

Il y a déjà tant de choses nouvelles ! Pourtant Bernard sait que, s'il ne la sort pas ce soir, plus tard, ce sera beaucoup plus difficile.

Le soir est venu. Assis sur le bord du lit, Bernard se décide. Rouge comme une écrevisse, sans regarder son voisin, il lui déclare en posant résolument sa Bible sur la table de nuit :

- J'ai l'habitude de lire la Bible, j'espère que ça ne te gêne pas.

Jamais il n'aurait pensé que cela se passerait aussi facilement. L'autre a eu l'air un peu surpris, mais, loin de se moquer de Bernard, il a dit simplement que cela ne le dérangeait pas.

La Bible a donc trouvé sa place sur la table de nuit. Bernard en lit un chapitre le matin et un le soir.

Quelques semaines après, en rentrant de ses cours, il a trouvé sa chambre envahie par cinq ou six camarades.

L'un d'eux, François, a l'air bien excité :

- Ah, le voilà le lecteur de la Bible ! Saisissant la Bible de Bernard, François en frappe le bord de la table de nuit pour appuyer ses paroles :

- C'est un tissu de mensonges et de légendes, c'est l'opium du peuple !

Puis, saisi par une idée soudaine:

D'ailleurs, écoutez tous, je vais vous lire quelque chose ;

François ouvre le livre au hasard et déclame, sûr de son effet :

« Il se moque des moqueurs. » (Proverbes I. 34)

Toute son assurance tombe. François pose la Bible sur la table de nuit et sort de la chambre.

Bernard n'a rien dit.

Dieu est bien capable de se défendre tout seul.


— Des histoires à retrouver dans le goutte d'eau "Autrement"




 
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